« Museum swap » avec le Jardin Botanique de Meise dans le cadre des #100Masters

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Les figurines de deux de nos pièces maîtresses des #100Masters,  le mosasaure et le thylacine, devant la « Serre Balat » à Meise (photo : Thierry Hubin, IRSNB)
24/06/2016
« Museum swap » avec le Jardin Botanique de Meise dans le cadre des #100Masters
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Reinout Verbeke

Le 9 juin dernier, tandis que nos collègues de Meise découvraient les Iguanodons de Bernissart, la roche lunaire, le thylacine, les lys de mer fossilisés d’Holzmaden et notre « Sea-rex », Hainosaurus bernardi, dans les salles du Muséum, une partie de notre équipe de communication admirait, au Jardin Botanique, leurs pièces maîtresses sélectionnées dans le cadre de l’action estivale #100Masters.

Pendant 100 jours, le Conseil bruxellois des Musées met en lumière 100 pièces maîtresses exposées dans les musées de Bruxelles. Pour cela, il a développé un site qui vous permettra de retrouver, comme sur Tinder, votre « match » parmi les 100 pièces maîtresses proposées. Non seulement, les musées participants organisent de nombreuses activités pour les visiteurs, mais ils partent, eux aussi, à la découverte des autres musées bruxellois. Ainsi, nous avons reçu nos collègues du Jardin Botanique de Meise et eux nous accueillaient lors d’un « museum swap », au cours duquel nous avons partagé nos impressions sur les médias sociaux.

En dehors du vivarium et de la ruche didactique dans la Salle des Insectes et de l’aquarium dans la Salle des Coquillages, notre Muséum n’héberge pas d’organismes vivants. Et pour ce qui est des végétaux, nous n’exposons que des plantes fossilisées. Mais au Jardin Botanique de Meise, dans la banlieue au nord de Bruxelles, il y a plus de 18 000 espèces vivantes, dont beaucoup en pleine floraison, dispersées dans de vastes jardins – 92 hectares ! – et serres.

Les bébés sur des nénuphars

Les nénuphars géants Victoria amazonica sont une des trois pièces maîtresses de l’action #100Masters. Avec leurs feuilles atteignant au moins deux mètres de diamètre et pouvant porter un poids de 40 kilogrammes, ils sont très demandés pour les séances de photos de bébés. Les Victoria ont une floraison particulière : les fleurs ne s’ouvrent que la nuit. Leur blancheur éclatante et leur doux parfum attirent alors des coléoptères, très importants pour la pollinisation. Dès qu’un coléoptère entre dans la fleur à la recherche de nectar, celle-ci se ferme, retenant captif l’insecte pendant 24 heures. La nuit suivante, la fleur s’ouvre et relâche le coléoptère, qui, couvert de pollens après la pollinisation, s’envole vers une autre fleur blanche. La fleur ainsi visitée prend une couleur rose et descend sous l’eau, où les semences se forment.

La serre Balat

Puisque le nénuphar géant est originaire de Bolivie, sa culture nécessite une serre permettant une température et une hygrométrie élevées. La Victoria amazonica a ainsi pu fleurir sur le continent européen un an après la construction d’une telle serre par le botaniste belge Louis Vanhoutte en 1849. Alphonse Balat, architecte de la Cour, a conçu en 1854 une serre octogonale surmontée d’une couronne. Jusqu’en 1878, cette magnifique « Serre Balat » se situait dans l’actuel Parc Léopold, où, avec notamment le « Couvent »  – aujourd’hui une aile de notre Muséum –, elle faisait partie du Jardin zoologique de Bruxelles. En 1878, lors de la fermeture du Zoo, la serre a été cédée au Jardin Botanique, jadis à Schaerbeek. En 1941, elle a été déménagée avec celui-ci vers Meise.

Une odeur attrayante

En mars 2016, c’est l’arum titan (Amorphophallus titanum) qui a de nouveau assuré le spectacle au Jardin botanique de Meise. En effet, leur troisième pièce maîtresse pour les #100Masters connaît une floraison impressionnante : la spathe (la feuille enveloppante), de  couleur bordeaux, s’ouvre et fait apparaître un spadice (une inflorescence particulière) qui peut atteindre 3 mètres de haut et qui secrète une odeur rappelant à la fois la charogne et le poisson pourri. Ses pollinisateurs, les halictes (de petites abeilles sauvages solitaires), n’y résistent pas. Cette année, 2500 visiteurs sont venus admirer la floraison, qui ne dure que 72 heures.

Bien d’autres trésors botaniques

Tout comme notre Institut, le Jardin botanique de Meise possède d’énormes collections. Nous avons suivi une visite guidée exclusive dans les serres où nous avons pu admirer caféiers, cactus, bromélias, orchidées et cycadales. À Meise, se trouve également une banque de graines, où sont préservées les graines de ses collections de plantes vivantes, mais également de plantes indigènes menacées et de haricots sauvages. Il y a également un herbier (largement digitalisé) d’environ quatre millions de spécimens botaniques séchés de toutes les catégories de plantes et du monde entier.

 

Vous cherchez une destination pour une journée d’été ? Trouvez votre « match » sur www.100masters.brussels et explorez les musées bruxellois. Au Muséum des Sciences naturelles, nous proposons des parcours enfants pour les 6-8 ans et les 9-12 ans disponibles gratuitement en 6 langues !

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